Quand on évoque la question de l’énergie nucléaire, on espère, en général, trouver une solution aux contradictions dans lesquelles nous sommes pris, collectivement, du fait de notre mode de vie énergivore.
Or la plupart des scénarios réalistes, qui imaginent une manière de faire face au réchauffement climatique, mentionnent que, nucléaire ou pas nucléaire, il faudra au moins une part de sobriété.
La question de l’énergie n’est donc pas seulement une question de structuration de l’offre elle est aussi (et en premier lieu) celle des moyens de faire diminuer la demande.
Le premier appel d’A Rocha est, donc, de questionner notre dépendance à l’énergie.
La question du mix énergétique vient en deuxième lieu.
L’énergie nucléaire comporte pas mal de coûts cachés (notamment la question du coût de fermeture des centrales hors d’usage, qui est vertigineux) et des dangers avérés (faible probabilité mais conséquences dramatiques à une vaste échelle).
De fait, toute solution technique apporte des solutions en même temps que des problèmes et cela vaut pour toutes les technologies imaginées.
La question du recyclage des batteries et de la consommation de matériaux rares pour les faire fonctionner sera de toute manière un enjeu.
Il faut donc faire le tour, là aussi, de toutes les dépendances que les « solutions » techniques créent.
On peut imaginer des solutions transitoires qui ne sont pas idéales, comme le prolongement, pendant un certain temps, de l’usage de l’énergie nucléaire.
Mais cela suppose de se fixer un cap vers lequel on se dirige. Or, pour l’instant, les solutions de court terme que nous avons sous la main, prennent trop de place dans la réflexion.

La Bible nous dit que Dieu est visible à travers sa création. Ainsi, Romains 1:20 « En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’oeil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. » Nous pouvons donc penser que les humains ont, de tous temps, pu croire en Dieu, Lucy et dinosaures compris.
Malheureusement, cette connaissance est obscurcie par notre péché. L’humain, bien qu’il se doute de l’existence de Dieu, ne peut parvenir à le connaitre et à l’aimer vraiment. Il se fourvoie dans des raisonnements qui ne lui permettent pas de connaître Dieu ou d’entrer en relation avec lui (Romains 1/22).
Dieu ne l’a pourtant pas abandonné. Il a appelé un peuple à le suivre, il lui a donné la loi, il lui a parlé par les prophètes de l’Ancien Testament. Les personnes qui ont reçu ces choses sont les croyants (Hébreux 11). Aujourd’hui, il nous donne Jésus-Christ, qui nous dit qui est vraiment Dieu (Jean 1/18). Il nous donne son Esprit pour pouvoir mettre notre confiance en lui et le suivre (Romains 8/15). Tout cela s’est passé, probablement un peu après Lucy et ses gros amis… Mais difficile de dire qui a vraiment commencé à croire en Dieu !
Source : https://1001questions.fr/
À lire également : Dieu a créé toutes choses ; les dinosaures en font donc partie- cependant la Bible n’en parle pas.

Concernant les points de vue créationnistes et évolutionnistes, vous obtiendriez bien sûr des réponses très différentes d’un répondant à l’autre de ce site. Mais en voici une parmi d’autres.
Je suis créationniste
Je pense que le rédacteur de la Genèse n’a pas de prétention à poser un discours ni historique ni scientifique. Il se pose la question du sens de la vie. Et il nous raconte comment tout le monde visible est un monde désiré par Dieu, créé par Dieu avec sa Parole, et mis en ordre par Dieu, avec pour apothéose la création de l’humain, à qui sera remis le mandat de prendre soin de ce qui a été créé.
Il nous raconte la création du adam et de la ‘avah que nous appelons Adam et Eve comme s’il s’agissait de deux personnes dotées de prénoms, alors qu’il s’agit de noms communs. haAdam c’est l’Humain, et ‘avah c’est la Vivante. L’humanité est faite pour la vie. J’aime ça.
Bref, la Genèse ne traite pas une question de science mais une question de sens.
Je suis évolutionniste
Objectivement la science (elle-même en constante évolution) nous montre que l’humain a beaucoup changé. Regardez la taille des lits du Moyen-Âge… et regardez la tailles de nos ados, tous plus grands que leurs parents. L’humain évolue, la mixité entre les ethnies augmente avec la mondialisation. Tout change. C’est comme ça. Mais ça ne donne pas vraiment de sens à ma vie. Je le constate. Parce que pour le coup, observer ces évolutions est une question de science et pas une question de sens.
Conclusion
Donc je n’ai pas de temps à perdre à savoir où se trouve Lucy, l’éthiopienne, dans les généalogies du Premier Testament. Je ne cherche pas à savoir si les diplodocus sont ce que le livre de Job appelle le Béhémoth ou le Léviathan…
Je suis tranquillement de mon époque et je vois la science changer ses théories tous les trente ans. Créationniste ou évolutionniste, peu importe. Je suis paisiblement chrétien et je vois mon Dieu, fidèle depuis le commencement, et présent tous les jours par son Fils jusqu’à la fin du monde (Matt 28).
Source : https://1001questions.fr/
Cette opposition entre salut éternel et engagement écologique repose sur un faux dilemme. Si l’on suit cette logique, il faudrait aussi abandonner la médecine, l’éducation, ou la lutte contre la pauvreté. Autant d’actions limitées dans le temps, mais que peu de personnes remettent sérieusement en question. Refuser d’agir face à la crise écologique, sous prétexte que ses conséquences ne sont pas éternelles, traduit une vision tronquée de la mission chrétienne, bien éloignée de l’espérance biblique.
La Bible nous enseigne que Dieu agit ici et maintenant et que notre manière de vivre dans le temps présent portera du fruit dans l’éternité. Le salut ne se limite pas à « sauver des âmes » en vue du ciel. Mais implique une transformation de toute la vie, y compris de notre rapport à la création. L’annonce de l’Évangile et les actes de justice ou de soin envers la création ne s’opposent pas. Ils se complètent et témoignent ensemble du règne de Dieu.
Comme dans tout le corps de Christ (1 Cor 12), il y a diversité de vocations. Tous sont appelés à être des témoins. Certains ont reçu le don d’évangéliste. Tous sont appelés à montrer leur respect pour le créateur par leur attitude envers sa création. Certains vont se consacrer tout particulièrement au soin de la terre et des plus vulnérables face à la crise écologique. L’important est que chacun reste fidèle à l’appel reçu, dans l’humilité et la confiance que Dieu agit à travers cette diversité.
Enfin, parler de priorité implique une vision limitée. Dieu n’a pas de hiérarchie d’urgences : il nous invite à participer à son œuvre selon nos limites et nos dons, sans porter seuls le poids du monde. Ce que Dieu nous confie – qu’il s’agisse de témoigner, soigner, protéger ou restaurer – trouvera son accomplissement dans la plénitude de son Royaume.

Ne pas nous inquiéter du lendemain (Matthieu 6.34) ne veut pas dire : ne pas nous en occuper ! La foi biblique implique de dépendre de Dieu à 100% pour qu’il réponde à nos besoins, mais en même temps de répondre à 100 % à son appel de collaborer avec lui dans son Royaume.
Quelqu’un l’a exprimé ainsi : «Mon travail est de faire le travail de Dieu et son travail est de prendre soin du mien.» Donc, même si Dieu est toujours impliqué dans le soutien et les soins de toute la création, il nous en a délégué une bonne partie. L’histoire de Noé en est le parfait exemple. Ce n’est pas Dieu qui est allé chercher tous les animaux pour les sauver, il a demandé à un être humain de le faire de sa part. C’est encore ainsi aujourd’hui.
On peut donc être tout à fait conscient des problématiques écologiques et agir pour la création sans forcément s’inquiéter du lendemain.
(question extraite du livre de Dave Bookless, Dieu, l’écologie et moi, Appendice 1, « les pourquoi ? de la planète »)
À lire également : N’est-il pas plus sage d’attendre que l’État me donne des ordres pour agir pour la planète ?